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TOP 14… 13è journée Toulouse (1) – Stade Français (11) 38 – 23
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Toulouse clôture l’année en beauté
Et quelle année ! À l’instar de son capitaine, couronné en plus du titre de champion olympique à 7, le Stade toulousain a réalisé un doublé magistral, jusqu’à humilier les Béglo-Bordelais au Stade de France.
Dimanche soir, en clôture de la dernière journée de la phase aller de la saison régulière, les hommes de Mola ont à nouveau privé l’UBB d’un titre, celui honorifique de champion d’automne, alors que les Toulousains étaient eux-mêmes privés de leur maître à jouer, Antoine Dupont étant porté malade.
Qu’à cela ne tienne, il y avait de quoi saliver devant le XV de départ du champion de France et d’Europe, avec les stratosphériques Ramos, Willis, Meafou et Flament, sans oublier les retours en force de Marchand et Ntamack, auteurs d’essais ce dimanche soir.
Certes, il aura fallu attendre un quart d’heure pour voir le talonneur international, avec son brassard de capitaine, comme au bon vieux temps, donner l’exemple en s’arrachant d’un maul pour inscrire le premier essai d’une partie pour le moins brouillonne. Oui, encore un bon vieux ballon porté des familles derrière lequel se rangeront les avants locaux pour pallier un manque de jeu flamboyant et efficace de leurs trois-quarts.
Car la suite aura été plus heureuse qu’enthousiasmante et maîtrisée. Quelques fautes et un essai opportuniste en contre de Graou maintenaient l’illusion d’un festival à venir, avec un prometteur 14-6, à la pause.
Au retour des vestiaires, Ntamack bénéficiait encore d’un rebond chanceux pour inscrire l’essai du bonus offensif. Pourtant, les Parisiens tenaient la dragée haute aux Garonnais d’en haut, les punissant, en cinq minutes, avec un exploit du seconde-ligne Azagoth, transperçant la défense locale comme un trois-quarts avant que Carbonel, derrière, ne transforme et n’ajoute une pénalité sur une faute de Mauvaka (21-16).
À un quart d’heure de la fin, le doute semblait s’installer dans le camp du champion qui préférait alors assurer les points avec la botte impeccable de Ramos, avant que le talonneur suppléant ne rattrape sa faute et n’exécute un nouveau ballon porté pour rendre le dû à son équipe, à savoir le point de bonus offensif.
Mais les visiteurs, qui n’étaient pas descendus de la capitale pour brouter l’herbe d’Ernest-Wallon, ont démontré leur potentiel offensif avec une nouvelle action d’envergure, comme n’a jamais réussi à conclure son hôte, ce soir. Laloi remontait le pré depuis son camp pour inscrire le second essai parisien, s’appuyant sur Scelzo, en parfait une-deux.
Tout était à refaire pour Toulouse et Mauvaka l’a refait !
Un copier-coller du ballon porté précédent qui a rebonifié, dans les dernières minutes, la victoire des nouveaux champions d’automne, au nez et à la barbe des Girondins qui n’avaient pas réussi, la veille, le même coup face aux Toulonnais.
Une victoire poussive qui démontre encore que, sans la vista de son prodige au volant du jeu toulousain, la conduite s’en fait ressentir. La charnière a plus de mal à passer la vitesse supérieure, se limitant à embrayer les mauls avec une vieille boîte manuelle.
Vivement 2025 avec la version France du bolide Dupont !
Les autres matches, en bref…
Bordeaux (2)–Toulon(3) 21-17
Éternel dauphin
Samedi soir, dans l’antre de Chaban, l’UBB a dû batailler dur jusqu’au bout, avec un suspense haletant, pour se défaire de costauds Toulonnais qui n’ont pas volé leur place sur le podium, après de grosses performances, ces dernières semaines.
Après une première période au léger avantage des Girondins, grâce à l’essai de Retière (8-3), les Varois ont répondu doublement en seconde, avec Quere-Karaba et Dréan pour passer devant (14-17), à la grande surprise du public bordelais. Il faudra toute la détermination d’un Poirot pour inscrire l’essai de la victoire, derrière une longue séquence de pick-and-go de ses coéquipiers devant.
Bordeaux n’est pas champion d’automne mais enchaîne sa sixième victoire consécutive, ce qui est de bon augure pour la suite.
Bayonne (4)–Castres(8) 33-12
Les Basques collent au podium
Une belle fin d’année, à Jean Dauger, ce samedi après-midi, pour l’Aviron Bayonnais qui a dominé des Castrais éteints au bout d’une heure, après avoir résisté grâce à un doublé de Baget.
Les Basques ont marqué en début de première période, par Bruni, avant de tuer le match, dans son dernier quart d’heure, par Habel-Kufner et l’inarrêtable Maqala.
Encore une belle opération pour les hommes de Patat, plus que jamais ancré dans le carré de tête.
Clermont (5)–Montpellier(7) 18-22
Le Michelin a fait pschitt !
Samedi après-midi, les Auvergnats se sont fait piéger par la botte de Hogg qui a puni l’indiscipline locale criante à laquelle s’ajoutait une inefficacité dans la finition, alors que les hommes d’Urios pouvaient tuer le match, au retour des vestiaires, après le doublé de Fourcade.
Mais les cistes avaient déjà répondu, par Reinach, pour ne pas se laisser distancer, et leur application en défense, comme dans les phases de jeu litigieuses où péchait l’ASM, en conquête et dans les rucks, leur a donné raison, aux yeux de monsieur Charabas, qui ne laissera pas un bon souvenir au Michelin qui a fait pschitt, sous les pénalités décapsulées par un impeccable Hogg.
Le point de bonus défensif restera amer, comme « une tarte en travers de la gueule » que n’avait pas vu venir Urios.
Perpignan (12)–La Rochelle(6) 21-13
Les Catalans jubilent
Dimanche après-midi, à Aimé-Giral, les Perpignanais ont réalisé un premier acte parfait pour tenir à distance des Rochelais, aussi peu inspirés que trop indisciplinés, méconnaissables. Deux essais, de Veredamu puis Ruiz, auguraient du meilleur pour le deuxième acte (18-8).
Les Maritimes n’ont répondu que par Botia, sans jamais passer la vitesse supérieure, face à une solide défense locale, et sans repartir avec le moindre point au classement. Où est passé La Rochelle ? Déjà peu convaincant à Marcel-Deflandre, face à Clermont.
L’USAP se donne un peu d’air avec cette précieuse victoire.
Pau (10)–Vannes(14) 48-24
Relégué d’automne
Samedi, en ouverture de la journée, les Palois s’étaient largement rassurés en écrasant la lanterne rouge qui n’a éclairé son jeu que durant les dix premières minutes, avec l’essai surprise de l’ancien Bérnais, Debaes.
Ensuite, les locaux ont déroulé, avec autorité, se libérant de la pression, dans cette lutte au maintien, trois essais par mi-temps. Maddocks, Grandidier et Luc, en première, puis à nouveau Maddocks, Gorgadze et Desperes, pour une victoire bonifiée, haut la main. Augry et Camou, côté vannetais, réduiront la marque, anecdotiquement.
L’écart se creuse désormais pour Vannes qui va devoir se reprendre rapidement en 2025.
Racing 92 (9)–Lyon(13) 25-25
Un meilleur nul
Dimanche, les Lyonnais ont enchaîné leur second match nul, après celui concédé à la maison, face à Toulouse. Une meilleure performance qui leur a laissé des regrets à la fin, quand les Racingmen encaissaient le résultat comme une défaite.
Pourtant, avec trois essais à leur actif (Fickou, Woki et Arundell), les Franciliens semblaient dominer les débats. Mais leur indiscipline a offert trop de munitions à Berdeu jusqu’à se casser le nez, pour la défense locale comme pour l’ouvreur lyonnais. Un chassé-croisé en fin de rencontre maintiendra le suspense, jusqu’à l’essai de Radradra et la pénalité égalisatrice de Méliande.
Le Racing et Lyon patinent dans la mélasse de la deuxième partie de tableau.
(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)
Tous les résultats officiels du week-end >>
La semaine prochaine…
Le TOP 14 entame la phase retour… vers son futur !
Au programme* de la 14ème journée de TOP 14 :
Samedi 4 janvier
à 14h30 : Toulon – Racing 92
à 16h30 : Lyon – Perpignan
Castres – Pau
Montpellier – Bayonne
Stade Français – Bordeaux
à 21h05 : La Rochelle – Toulouse
Dimanche 5 janvier
à 21h05 : Vannes – Clermont
(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+
Du côté de l’Élite 1 féminine :
Retrouvez tous les résultats* et le programme sur : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine
(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

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