[#625] – L’UBB SANS LBB…

​(Migré depuis Lesbrevesdovalie.com)

TOP 14… Demi-finales                                  Bordeaux (2) – Toulon (3) 39 – 24

Un seul être vous manque, un talon le remplace !

C’est toujours de la balle, bébé !

Samedi soir, au Parc Olympique Lyonnais, pour la deuxième demie de notre cher TOP 14, le néo-champion d’Europe a dominé les débats face à des Toulonnais pourtant très déterminés mais qui n’ont jamais pu contenir les fulgurances des Béglo-Bordelais, unis comme jamais, malgré l’absence de leur feu-follet finisseur, Louis Bielle-Biarrey, dit LBB.

Uberti avait donc pris l’aile libérée par le jeune génie international, toujours commotionné depuis la dernière journée de la phase régulière. Un leurre parfait pour libérer les espaces jusqu’à l’aile de Penaud, en passant par le centre et un intrus de taille internationale… en haut talon.

Mais, dans le premier quart d’heure, ce sont les Varois qui ont assailli le camp girondin, comme des morts de faim, lancés par un Jaminet en jambes. La défense béglaise a tenu bon, Lucu éloignant le danger en patron. Mieux, les hommes de Bru ont obtenu une première pénalité qui a offert les premiers points à la botte de Jalibert. Jaminet lui a répondu dans la foulée, sur une faute grossière de Tameifuna. Trois partout, balle au centre. Le match pouvait commencer.

18e minute, premier ballon porté, dans les 22 varois, emmené par Lamothe. Le talon agile girondin, piégea une première fois la défense de Mignoni. Dans l’avancée, Lucu sortit le cuir pour envoyer, tour à tour, Moefana puis Cazeaux en percussion. C’est alors que Depoortere s’infiltra dans le bon intervalle pour aller seul à dame. Premier essai bordelais, froid, clinique, presque contre le cours du jeu, mais avec le concours d’un savoir-faire fabuleux. Jalibert manqua la transformation mais l’UBB était devant et allait le rester indiscutablement (8-3).

Six minutes plus tard, après quelques frayeurs, Tuicuvu échouant dans les 22 bordelais, Buros sortant pour un protocole commotion, la bande à Jalibert repartit à l’assaut du camp varois, martelant les charges avec ses avants derrière un nouveau ballon porté, Tameifuna concentrant trois défenseurs sur sa percussion, ouvrant l’espace à Lamothe, bien servi par Lucu, pour le deuxième essai, un copié-collé du précédent. Cette fois, Jalibert ne se rata pas et creusa conséquemment l’écart (15-3).

Il faudra attendre la dernière minute de ce premier acte, parfaitement négocié par les champions d’Europe, pour que la partie soit relancée sur un ballon bêtement rendu aux Toulonnais, qui obtenaient une mêlée dans leurs quarante mètres. Une occasion en or, après la sirène, pour Serin qui lança Garbisi dans une défense adverse trouée, échappant au plaquage de Jalibert avant de servir son trois-quarts-centre, Fainga’Anuku, filant à dame pour le premier essai des siens. Et Jaminet transforma l’écart en peau de chagrin (15-10).

Quand Lamothe explosa le second acte !

Le retour des vestiaires ne laissa aucun doute quant à la détermination des hommes de Bru de hausser le ton et le niveau pour éteindre les espoirs retrouvés des Toulonnais. Jalibert et Lucu initièrent une attaque d’envergure, sollicitant leurs avants et leurs trois-quarts, dans une alternance implacable. Des charges explosives usaient les défenseurs, quand un jeu au large ouvrait des espaces que les trois-quarts avalaient avec aisance, Moefana servant un intrus dans leur ligne, au talon haut, se prenant triomphalement pour Penaud en inscrivant un doublé avec agilité et l’intelligence de poursuivre sa course jusque sous les perches pour faciliter la transformation de Jalibert (22-10). Lamothe exultait, le public girondin avec.

De quoi faire réagir, non pas les Varois, dépassés, surclassés, mais Penaud lui-même. Après un échec au pied de Jaminet, l’ailier international français tapa un petit coup de pied à suivre pour lui-même, plaqua Abadie en couverture afin de rendre le ballon aux siens et de mettre sous pression une défense adverse aux abois, Halagahu commettant un en-avant volontaire et écopant logiquement d’un carton jaune. Une supériorité numérique qui allait sourire à Penaud, une minute plus tard. Derrière une mêlée dans le camp varois, Lucu lança encore Moefana, précieux dans cette demi-finale, démarquant Jalibert qui réalisa une transversale au pied splendide à destination de l’ancien ailier clermontois. Penaud élimina deux défenseurs, comme il sait si bien le faire, pour le troisième essai girondin, impeccablement transformé par son passeur décisif (29-10).

À peine deux minutes plus tard, la machine béglo-bordelaise était relancée. À nouveau, Lucu et Jalibert servaient leur ligne de trois-quarts très en jambes, monté d’un talon opportuniste, casqué de blanc et surgissant entre Depoortere et Uberti pour l’essai du chaos (36-10).

Lamothe s’offrait un triplé à la Penaud ou LBB… Waouh !

Il restait pourtant une demi-heure encore à jouer, les Toulonnais encaissaient le choc d’une défaite inéluctable qui se profilait, cherchant une lueur d’espoir qui viendra quelques minutes plus tard. Tuicuvu concrétisa le premier temps fort de ses coéquipiers, lancé comme une flèche pour transpercer le dernier rideau défensif béglais. Domon transforma mais la remontada semblait encore un doux rêve (36-17).

Car la domination était du côté de la bande à Jalibert et, dès la première faute varoise, l’ouvreur international en profita pour éteindre cette petite flamme d’espoir, éloignant ses adversaires à plus de trois essais transformés (39-17). Le dernier quart d’heure sera parfaitement géré par les hommes de Bru, se relâchant dans la dernière action pour le troisième essai toulonnais, anecdotique, conclu par Gigashvili.

Quelle force dégage cette équipe girondine !

À une marche d’un doublé historique que l’on pressent à la portée de leurs talents et de ce talon phénoménal, sans conteste l’homme du match. Merci Lamothe ! ​

L’autre demie, en bref…

Toulouse (1)Bayonne(4)      32-25

Le petit Poucet a poussé mais l’ogre l’a mangé

Vendredi soir, dans cette première demi-finale, à Lyon, les Basques sont restés dans le match et les pattes du champion en titre toulousain durant une bonne heure, usant de la botte de Segonds, comme le petit Poucet celles de sept lieues, pour échapper à son ogre et enjamber trois points en un seul coup de pied.

Pourtant, en première période, les hommes de Mola avaient tout pour faire la différence et avaler l’Aviron Bayonnais en quelques bouchées offensives. Mais la réussite et les automatismes de finition semblent échapper aux Toulousains depuis quelques mois, et cette élimination en Champions Cup, par les Bordelais. Pire, les champions de France cultivent l’indiscipline et offrent des points à leurs adversaires, malgré les fulgurances de Ntamack, puis Graou qui ont inscrit deux essais dans une première période à leur main.

Menés seulement de cinq points, les Basques ont eu l’occasion de surprendre les favoris, en seconde période. Mais la maladresse et quelques fautes préjudiciables, comme ce carton jaune contre Lopez, tout juste entré, allaient rassurer Ramos et les siens, l’arrière-buteur enfonçant le clou au pied et l’écart au fil d’un acte plutôt laborieux axé sur une défense imperméable salvatrice.

Finalement, les coéquipiers de Lopez finiront par sauver l’honneur, sur le fil, après la sirène, un essai en force de Martin, un autre talonneur qui scellera brillamment une saison remarquable et historique de l4Aviron Bayonnais.

En attendant une finale qui sonne comme une double revanche…

1 – celle de l’humiliation au Stade de France, la saison dernière, pour les Bordelais,

2 – celle de l’élimination amère en demi-finale de Coupe d’Europe, pour les Toulousains,

Je n’ai jamais vu les champions en titre autant perfectibles et en danger que depuis qu’ils ont perdu leur meneur de jeu, Antoine Dupont. De leur côté, les champions d’Europe jouent un doublé historique, à la portée de leurs talents, je vous disais, avec ou sans le retour de LBB.

(entre parenthèses, le rang du classement à la fin de la phase régulière)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

Le Crunch amical, en bref….

Angleterre AFrance A24-26

Un mini-Crunch victorieux

Samedi après-midi, dans l’antre mythique de Twickenham, l’équipe de France A préparait la tournée estivale en Nouvelle-Zélande lors d’un affrontement amical contre notre meilleur ennemi anglais. Les deux équipes étaient composées de jeunes espoirs et quelques cadres en vue d’intégrer les groupes nationaux respectifs pour la tournée à venir, début juillet.

Les Français ont pu compter sur les dernières générations U20, plusieurs fois sacrées, autour du papy Fickou, capitaine d’un après-midi, et de la charnière expérimentée Le Garrec-Hastoy. Tout avait bien démarré pour les Bleus, avec deux essais en début de rencontre, conclus par Barlot (encore un talonneur) et Auradou, en mins de dix minutes (0-12). Et puis les Anglais ont réagi, leur rendant la monnaie de leur pièce, avec deux essais, cup sur coup (Willis et Coles). 12 partout au bout d’une demi-heure, tout était à refaire, et c’est Carpenter qui aura le dernier, juste avant la pause (19-12).

Le second acte sera comme le premier, avec des temps forts et des temps faibles, et beaucoup d’indiscipline préjudiciable. Dombrandt marquera le premier pour les Anglais avant que les Bleus ne réagissent dans les cinq dernières minutes, avec deux essais victorieux, signés Mallez, puis Taofifenua, sur le fil, en force.

Une victoire pleine de promesses pour certains, de doutes pour d’autres. Galthié va devoir faire le tri pour en garder les meilleurs pour la tournée. A suivre à partir du 5 juillet.

La semaine prochaine…

Le Stade de France accueille la revanche !

Et quelle revanche ! À ne pas manquer…

Au programme de la finale de TOP 14, au Stade de France :

Samedi 28 juin (France TV et C+)

à 21h05 :  Toulouse – Bordeaux

En parallèle, les U20 entameront leur Coupe du monde avec au programme de la 1e journée: 

Dimanche 29 juin (L’Équipe TV)

à 18h :France – Espagne

Tous les autres matches >> 

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L’Hebdo du rugby par Antonio

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du Top 14 à la Champions Cup,
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et la Coupe du monde, bien sûr…

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