TOP 14… 5e journée : Perpignan (14) – Stade Français (2) 11 – 28
Lanterne rouge pour un avenir noir !
Samedi, tous les gens du jardin d’Aimé-Giral sont venus en nombre soutenir leur équipe, comme on va au cinéma pour voir le dernier James Bond, au service de leur Catalanité, représentée, depuis peu, par Saint-Jean Baptiste et son bâton de pèlerin, en mission, devenue aujourd’hui quasi impossible, pour se maintenir une saison de plus en TOP 14. Ainsi l’a fait savoir le public catalan en huant l’entraîneur, Franck Azéma, devant son impuissance à aligner et motiver un groupe digne de leur maillot, désormais plus rouge sang des coups portés par l’adversaire que l’or des victoires radieuses et le bleu du ciel catalan qui s’assombrit de journée en journée, depuis le début de la saison.
5 défaites et pas un point, même à la maison !
Je ne reviendrai pas sur les incidents qui ont entaché la dernière réception des Racingmen dans l’antre des Perpignanais, défaits avec le même nombre de points dans la musette (15-28), mais la venue d’autres Parisiens n’augurait rien de bon. Sauf que, cette fois-ci, c’est uniquement sur le terrain que ça s’est mal passé.
Dès la première minute, sur une touche des soldats roses, Ward héritait d’un ballon et aplatissait le premier essai sans grande résistance, comme si les annonces du speaker d’avant-match, réclamant de la retenue de la part de leurs supporters, avaient eu plus d’effet sur leurs joueurs sur le pré.
Dix minutes plus tard, bis repetita, une touche, un maul, des charges au près et une ouverture trop facile pour Nene, l’autre compère au centre de l’attaque parisienne. Quand Ward y allait de son doublé, juste avant la pause, derrière une mêlée dominatrice, s’engouffrant dans le bon intervalle comme dans du beurre qui roussit tranquillement sous le soleil catalan.
3-21, au retour des vestiaires, la messe semblait dite dans une cathédrale qui allait se vider au fil d’un second acte en leurre, après l’essai de la révolte attendue, par Buliruarua, qu’Allan ne bonifiait pas en manquant la transformation. Mais il passait une seconde pénalité, quelques minutes après, ramenant son équipe à dix longueurs (11-21).
Rien ne semblait perdu, alors, à l’heure de jeu, si ce n’est l’équipe catalane elle-même. Tous voulaient croire à une réaction d’orgueil, en vain. Rien ne vint. Si ce n’est le quatrième essai parisien, derrière une nouvelle mêlée trop puissante qui envoyait Barré à dame et qui barrait la route à une remontada désormais improbable, qui plus est en infériorité numérique, Brookes payant les fautes répétées en mêlée fermée. Tel le public l’avait interprété, quittant les travées de tout un stade qui avait cette nouvelle défaite en travers de la gorge. Une victoire bonifiée pour ce Stade Français qui jouait, l’an passé, le maintien avec l’USAP et qui, désormais, pointe aux premières places du classement.
Le déplacement à Lyon puis la réception du champion d’Europe girondin n’invitent pas à l’optimisme, côté catalan, pour gratter quelques points avant d’aller chez le promu, avec sa Catalanité et son bâton de pèlerin, pour lui céder la lanterne rouge et éclairer autrement son avenir dans le TOP 14.
Heureusement qu’il y a Montauban.
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Les autres matches, en bref…
Clermont (12) – Montauban (13)__ 84-31
Le musée Michelin, c’est trop bien !
On ne peut pas dire qu’il y ait véritablement eu un match, durant la première demi-heure, tout du moins, où les visiteurs ont semblé fouler le pré du Michelin comme on entre à Vulcania, avec un ticket pour en prendre plein la vue. Sauf que le Michelin, c’est vachement mieux !
12 essais rien que ça, avec quatre offerts en dégustation, le long du parcours en solitaire des Auvergnats qui ont déroulé leur jeu comme à l’entraînement. Trop facile. Il y en a eu pour presque tous les Jaunards. Massa, Bézy, Darricarrère, Newsome, Plummer, Raka, Akhaladze, Lotrian, Guillaud (pour sa première), Fourcade et un doublé de Jurand ont contribué à un spectacle dans un décor de cinéma, Bosviel, Fifita, Notsche et Zabalza faisant bonnes figures en bons figurants.
Pas de quoi sauter au plafond, d’autant que l’ASM reste toujours au fond du classement.
Montpellier (8) – La Rochelle (11)__ 37-13
Des Cistes incisifs
En ouverture de la journée, les Maritimes ont marqué les premiers, par Vunivalu, puis plus rien, ou presque. Miotti a renversé le rapport de force, dans le premier acte, en inscrivant quasi tous les points dont un essai avant celui de Ngandebe.
Menant 23-10, au retour des vestiaires, continuant de profiter des fautes et des approximations rochelaises, les locaux ont ajouté deux banderilles à leur tour de force offensif, plantées par Nouchi et Barnadet, tout en gardant la maîtrise de leur défense, pour un succès bonifié qui leur a fait oublier le nul concédé à Montauban.
Castres (10) – Racing 92 (9)__ 20-16
Le CO se sauve sur le fil
Menés de dix longueurs, à dix minutes du terme, le banc tarnais a su renverser, à lui seul, le cours d’une partie mal embarquée.
Après une première période resserrée en défense (6-6), les Castrais ont perdu le fil de la rencontre, au retour des vestiaires, à la faute et subissant les assauts franciliens jusqu’à encaisser l’essai de Habosi (6-16). Mais l’entrée du banc local allait apporter la fraîcheur nécessaire pour retourner la situation à l’avantage du CO. Un premier essai refusé à Adron ouvrait la voie à celui accordé à Colonna, tout heureux de contrer Carbonneau dans l’en-but francilien, quand Papali’i libérait les siens, sur le fil, avec l’essai de la gagne, transformé, comme le précédent, par Hervé, également entré en cours de jeu.
Quel finish pour une victoire tarnaise précieuse dans ce championnat déjà compliqué.
Toulon (3) – Pau (6)__ 33-17
Le bon retour d’Ollivon, tout bonus !
Ça a été la bonne nouvelle de cette journée, le retour de Charles Ollivon, blessé depuis neuf mois. Une renaissance à Mayol pour le troisième ligne international qui a débuté sur le banc, assistant à la maîtrise de son équipe face à des Palois toujours intéressants mais peu inquiétants à l’extérieur.
Serin a été de toutes les actions et tous les essais, ou presque. Le demi de mêlée international pourrait bien profiter des blessures de Dupont et Lucu pour la prochaine tournée automnale du XV de France. En attendant, samedi, il a mené ses coéquipiers à dame, Rebbadj, Abadie, Frisch et Ribbans pour mener 26-3 avant les entrées simultanées de Charles et du vieux routard Nonu (43 ans) qui a encore marqué sous les yeux éberlués du flanker et ex-capitaine des Bleus.
Côté palois, c’est l’ancien varois, Isa, qui avait sauvé l’honneur, juste avant, puis Manu lui a emboîté le pas, à quelques minutes du terme pour avoir le dernier mot, ans pour autant ôté le bonus offensif aux locaux.
Bordeaux (4) – Lyon (7)__ 32-20
L’UBB se rassure sans convaincre
Samedi soir, à Chaban-Delmas, les Bordelais ont mis le temps avant d’accélérer et d’empêcher les Lyonnais de créer l’exploit, menant à l’heur de jeu (17-20), après deux essais de son prodige demi de mêlée de 20 ans, Esteban Gonzalez, aussi filou que remuant.
Pourtant les hommes de Bru avaient bien entamé leur rencontre, marquant trois fois, par Lamothe, Depoortere et l’incontournable LBB, avant d’accélérer franchement, avec l’aide du banc et de leurs flèches, Rayasi et Louis Bielle-Biarrey, bien sûr, pour un doublé et un -e victoire bonifiée presque cruelle pour un Lou mal récompensé.
Bayonne (1) – Toulouse (5)__ 40-26
Jean-Dauger toulousement imprenable
Y a pas à chier, les Bayonnais sont des dieux chez eux. Ils ont livré une prestation remarquable face au champion de France, dans leur antre, sans qu’il n’y ait rien à redire, dimanche soir, en clôture de journée. Même les coéquipiers de Ntamack et Ramos en sont restés bouche bée, sortant par la petite porte quand le phénoménal Esteban Capilla a été ovationné à sa sortie pour son activité décisive dans tous les secteurs.
Les toulousains avaient pourtant bien démarré avec le premier essai de Lebel. Mais chaque fois, les Basques ont répondu. Par Iturria, d’abord, puis le pied de Segonds après le deuxième essai de Théo Ntamack, pour égaliser avant la pause (16-16).
Le deuxième acte a été sensationnel de jeu et de suspense avec un festival offensif pour les locaux, avec l’essai de Germain, offert par Capilla qui s’offrait le sien pour reprendre le score (28-26), après la marque de Colombe . Deux dernières banderilles allaient achever la bête haut-garonnaise, dans les dernières minutes, plantées par Tiberghien et Spring.
Bayonne prend la tête du championnat, de la plus belle des manières.
(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)
Tous les résultats officiels du week-end >>
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Résultats de la 6e journée du IV Nations…
Australie– Nouvelle-Zélande __ 14-28
Argentine – Afrique du Sud ___ 27-29
Les Boks tiennent leur doublé
Samedi, Sud-Africains et Néo-Zélandais se sont livré une bataille à distance pour décrocher le graal, les premiers à Twickenham, face aux Argentins, les seconds à Perth, face aux Australiens. Il fallait aux Springboks, à minima, le même nombre de points terrain que leurs rivaux All Blacks pour conserver leur titre. Et il s’en est fallu de peu que les Pumas contrarient leur destin, après une entame catastrophique et un retour des Argentins en fin de partie, à deux points du drame.
Un doublé de Reinach et un autre de Marx auront eu raison du doublé de Delguy et de l’essai sur le fil d’Isgro, grâce à une domination sporadique des champions du monde et à l’indiscipline de leur adversaire.
Un peu plus tôt, en Australie, les All Blacks avaient fait le nécessaire pour mettre la pression sur le leader, en battant non sans mal des Wallabies maladroits et indisciplinés. Quatre essais (un doublé de Tupaea, Carter et Bower) ont suffi à créer l’écart, Ikitau inscrivant le seul essai maison, après l’heure de jeu.
L’Afrique du Sud enchaîne les titres, après celui mondial en 2023 et ce doublé du IV Nations.
Cl: 1-Afrique du sud (19 pt) ; 2-Nouvelle-Zélande (19) ; 3-Australie (11) ; 4-Argentine (10)
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La semaine prochaine…
On attend la réaction des Catalans
Dernier du classement, avec un zéro pointé, l’USAP, en déplacement, pourrait voir l’écart se creuser avec le promu qui reçoit un CO pas en grande forme, ce début de saison. Peut-être un tournant pour la saison des hommes d’Azéma, un pied en enfer.
En clôture de la prochaine journée, le TOP 14 nous offre l’affiche de ses deux dernières finales. A ne pas manquer !
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Au programme de la 6e journée du TOP 14 (sur C+) :
Samedi 11 octobre
à 14h30 : Pau – Bayonne
à 16h30 : Lyon – Perpignan
Montauban – Castres
Stade Français – La Rochelle
Racing 92 – Montpellier
à 21h : Clermont – Toulon
Dimanche 12 octobre
à 21h05 : Toulouse – Bordeaux
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Crédit photo : Nicolas Parent (L’Indépendant)
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