Et le Racing a fait crisser le Michelin
[ TOP 14… 25e journée : Clermont (8) – Racing 92 (5) 13 – 41 ]
Dimanche soir, en clôture de cette journée, dans un stade Marcel-Michelin archi-comble, à l’ambiance volcanique, on ne donnait pas cher de la peau des Racingmen, dans ce véritable huitième de finale, à qui on promettait de finir carbo comme à Pompéi.
Mais Carbonneau et ses coéquipiers ont résisté à l’entame explosive des Auvergnats qui a accouché d’une pénalité de Plummer avant de les plumer dans la foulée suivante sur une percée de Tuisova qui est entré comme dans du beurre dans la défense locale, complètement désorganisée. Gibert a transformé et pris les rênes du match (3-7).
Il faudra un carton jaune contre ce même Tuisova pour ouvrir enfin les espaces aux trois-quarts clermontois et trouver Raka sur son aile pour le premier essai maison (13-7). On se dit alors que ça y est, le volcan sur le pré vient d’entrer en éruption, en communion avec un public en feu, lui, depuis le début de la fin de l’après-midi.
Mais c’était bien, là, le début de la fin !
Le début d’un cauchemar, le retour des vieux démons de cette ASM qui peut être sublime, comme catastrophique dès qu’elle joue le match dans sa tête plutôt que de s’appliquer sur le terrain, multipliant maladresses et précipitations, puis énervement et fautes grossières, en conquête et en défense surtout. Les Franciliens en ont profité pour asséner deux essais, coup sur coup, en deux minutes, sur un beau coup de pied de Gibert pour Spring, dans le dos des défenseurs, puis, dès le renvoi suivant, sur une chevauchée de Habosi, suivie d’une passe au pied de Carbonneau qui a mis sur orbite le troisième-ligne Manyarara. Splendide ! (13-19)
Incapable d’éteindre cette hémorragie, les hommes d’Urios, dans le dur, ont mis un garrot sous la botte de Plummer pour resserrer le jeu au pied dans le camp adverse. Mais le saignement est revenu plus fort encore, comme une coulée de lave sur Gergovie, giclant du puissant Tuisova qui a enfumé le pauvre Hamdaoui, trop attentiste sur un ballon rebondissant, avant de servir Carbonneau qui a ajusté une nouvelle passe décisive pour Baudonne, signant le quatrième essai d’un Racing crissant sur des chapeaux de roue, dans cette fin de premier acte, bonus offensif en poche (13-26).
Un 34-0, voilà ce qui attendait les Jaunards.
Le second acte a démarré par une pénitence des Auvergnats, décidés à relever la tête et leur niveau de jeu, mais la frustration et l’énervement ont amené l’indiscipline, un carton jaune contre Jauneau et les pénalités qui allaient avec. En infériorité numérique, la défense clermontoise est devenue un vrai gruyère que le vieux Fickou a transpercé allègrement ouvrant la voie au cinquième essai francilien, conclu Escobar sous les perches (13-36). Une correction qui en a fait perdre la voix au public du Michelin, figé sous une coulée de honte et assistant, médusé, au sixième essai de Naituvi qui a fait boire le calice jusqu’à la lie à son équipe, engloutissant tout espoir de qualification en phase finale tant on imagine mal ces Jaunards créer l’exploit à Chaban-Delmas et, dans le même temps, les Rochelais se perdre à domicile contre d’autres Parisiens.
Mais ce TOP 14 n’a pas fini de nous surprendre !
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Les autres matches, en bref…
Montauban (14) – La Rochelle (7) __ 15-71
Les Maritimes font le plein pour aller loin
Samedi après-midi, à Sapiac, on ne s’attendait pas à un match de gala pour la dernière des Montalbanais devant leur public. Les Rochelais, comme les autres, ont été sans pitié, laissant l’honneur sauf à leur hôte, avec un essai par mi-temps, signés Notshe et Uanivi.
Pour le reste, ça a été un festival offensif, un nouvel acharnement sur ce punching-ball qu’aura été le promu toute la saison. 11 nouveaux essais encaissés (sur 186) qui offrent le point de bonus offensif qu’étaient venu chercher les hommes d’O’Gara.
Les marqueurs rochelais : triplé de Favre, doublé de Le Garrec, Lagivala, Seguret, Hastoy, Timo, Bourgarit et Bollengier.
Toulon (9) – Bordeaux (6)__ 27-23
Mayol se paye le double champion d’Europe
Comme un petit clin d’oeil de la part des Toulonnais, triple champion d’Europe en trois ans, qui ont montré aux Girondins qu’il leur manquait encore une étoile pour se porter à leur hauteur. Et c’est ce qu’il a manqué, dimanche après-midi, aux hommes de Bru, un essai, comme une étoile qui aurait suffi à ravir la victoire à leur hôte.
Mais les Varois ont assuré l’essentiel, en première période (21-7), en inscrivant trois essais (doublé d’Albornoz et Tuicuvu) contre un seul pour l’UBB (Falatea), dont l’équipe a été très remaniée, sans ses stars. En seconde période, l’entrée de Tameifuna a redonné de l’allant au champion d’Europe, revenant dans la partie et passant même devant au score (21-22) après un troisième essai, par Buros, qui signait son retour.
Mais l’indiscipline bordelaise et la botte de Jaminet ont fait pencher la victoire du côté du RCT, qui termine sur une bonne note sa saison à Mayol. Tandis que l’UBB récolte un point de bonus défensif qui la laisse maître de son destin.
Montpellier (2) – Pau (4) __ 26-18
Le MHR un pied en demie !
Samedi, au Hameau, les Cistes ont pris le meilleur sur des Palois plus indisciplinés, menant tristement 6-3 au bout d’une première période fermée. il faudra attendre le second acte pour voir des essais, initiés et conclus par les visiteurs, Ngandebe répondant à Arfeuil, puis Credoz à Hogg, Coly, placé à l’ouverture, complétant les points au bout de sa botte efficace.
Une semaine après sa finale de Challenge Cup, le MHR n’en finit pas de gagner et s’offre le droit de jouer une demie directe s’il fait mieux que son concurrent direct parisien, samedi prochain. Deux matches à suivre en duplex.
Stade Français (3) – Bayonne (12) __ 38-21
Paris est irrésistible ce samedi !
À Jean-Bouin, comme à Roland-Garros (qualification de Parry pour la 2e semaine) ou à Budapest (doublé du PSG en ligue des champions), Paris a gagné ce samedi 30 mai, face à des Basques qui ne jouaient plus rien et qui attendent désormais les vacances.
Les locaux se sont appuyés sur leur conquête, notamment la mêlée fermée, pour faire plier des visiteurs qui n’ont pas fait le poids. Un essai de pénalité, au bout de dix minutes, puis Peyreblanques, Barré et Vili complétaient la marque pour un bonus offensif acquis en moins de cinquante minutes (26-0).
Une réaction des hommes de Fraser a ouvert la voie à deux essais en cinq minutes, par Orabe et Jantjies. Mais l’euphorie basque a aussitôt été douchée par les réponses de Marchant et Melikidze, même si Hanoun aura le ernier mot sur le fil, sans conséquence pour la bonification de la victoire parisienne.
Paris peut rêver d’une demie directe, la semaine prochaine à Marcel-Deflandre.
Toulouse (1) – Lyon (10) __ 39-31
Un champion sans panache
On ne peut en vouloir à Ugo Mola de gérer ses matches depuis quelques mois, faisant tourner à foison son effectif, sans avoir aligné une fois son équipe-type depuis son élimination en Champions Cup. Oui, Toulouse jouera une demie directement tant il a de l’avance sur ses poursuivants. Mais c’est d’un triste à regarder, comme ce match face à des Lyonnais qui n’avaient rien à gagner si ce n’est le prestige d’une victoire chez le tenant du titre.
Sans Dupont, ni Graou, ni Jelonch, ni Cros, ni Flament, les Toulousains ne se sont guère enflammés, en gardant sans doute sous le pied pour leur prochaine demi-finale, dans trois semaines. Ils ont montré un jeu minimaliste, allant chercher une victoire bonifiée dont le point de bonus leur sera retiré, sur le fil. Après tout, à quoi bon, puisqu’ils n’en ont rien à faire.
Une première période qui augurait d’une belle leçon de rugby, avec quatre essais inscrits par Lebel, Merkler, Mauvaka et Barassi, contre deux pour les visiteurs, pas en reste, par Sanson et Gonzalez. Le second acte sera plus équilibré, montrant bien des failles chez le champion. Deux essais partout, signés Ainu’u et Marchand pour le Stade, Maraku et Wainiqolo pour le Lou.
A trop cacher son jeu, le Stade Toulousain pourrait ne pas le retrouver le moment venu, au stade Vélodrome.
Perpignan (13) – Castres (11) __ 29-27
Une préparation prometteuse
Toujours, samedi, à Aimé-Giral, pour la dernière devant leur public, les Catalans ont montré leur capacité à renverser un match mal barré et l’emporter sur le fil. Certes, les Castrais ne jouaient rien, mais en pénibles qu’ils sont (c’est dans leur ADN), ils n’allaient pas laisser la tâche facile à leur hôte, une préparation bienvenue au barrage de maintien qui attend l’USAP, dans quinze jours.
Le CO a donc ouvert les hostilités avec un premier essai de Ramototabua avant de se faire reprendre par Allan. Puis les Tarnais ont récidivé par Durand puis Botitu pour mener à la mi-temps (10-17). Les locaux ont réagi, dès le retour des vestiaires, en surprenant ces impétueux visiteurs, par Tuilagi et Hicks (22-17), mais ces derniers ont répondu par la botte de Lebrun et le doublé de Ramototabua (22-27) avant de céder, à la dernière minute, sous la pression locale, par Duguivalu.
Reste, samedi prochain, à régler cette préparation sur un terrain hostile, comme ce sera le cas, chez le finaliste malheureux de PRO D2 (lire ci-après).
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Les demi-finales de la PRO D2, en bref…
Vannes – Oyonnax __ 48-7
Ce Vannes est inarrêtable !
Jeudi soir, à La Rabine, les Bretons ont mis le temps avant de lancer la machine offensive. Il a fallu un essai des visiteurs, par Qadiri, au bout de 25 minutes d’affrontement, pour voir enfin les Vannetais tranchants et efficaces, comme durant toute la saison.
Beziat puis Boudehent ont aussitôt répliqué, deux essais en cinq minutes, avant que la deuxième période ne soit à sens unique pour trois nouvelles banderilles plantées dans le dos de la défense oyonnaxienne, grâce à un doublé de Surano et un essai de Gorrissen.
On voit mal les Bretons ne pas revenir en TOP 14. Encore faudra-t-il gagner la finale, samedi, à Toulouse, ou, au pire, le barrage d’accession contre Perpignan, la semaine suivante.
Colomiers – Provence Rugby__ 28-36
Le Sud s’invite en finale !
Vendredi soir, au stade Pierre-Bru, les Provençaux d’Aix ont créé la surprise en dominant des Columérins un peu trop tendre. D’abord, ce sont les buteurs qui ont ouvert les hostilités, Delpy répondant à Vareiro, dans une première période tendue où un seul essai a été marqué par Gambini, à l’avantage des visiteurs (9-19).
Dans l’obligation de réagir, les locaux ont haussé le ton, au retour des vestiaires, avec un essai de Marta, redonnant espoir à leur public (14-19). Mais les hommes de Saint-André étaient bien les plus entreprenants et ils ont logiquement répondu par trois nouveaux essais, par Gambini (pour son doublé), Vareiro (l’arrière portugais) et Bitunyata, enfonçant un peu plus les Haut-Garonnais (14-36).
Un sursaut d’orgueil des locaux, dans les dernières minutes, a accouché de deux essais pour la formation de Florian Nicot, grâce à un doublé de Marta et un essai, sur le fil, de Maurel. Les Provençaux n’ont pas fini de nous étonner et, qui sait, peut-être de remporter le titre, cette saison.
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La semaine prochaine…
C’est l’heure du dénouement de la phase régulière !
Si Toulouse est sûr de sa première place, Montpellier pourrait perdre la seconde en cas de défaite à Gerland et de victoire de Paris à Marcel-Deflandre, quand Pau ne pourrait guère espérer leur passer devant en cas de défaites simultanées.
Juste en dessous, pour rejoindre ce quatuor en phases finales, le Racing et Bordeaux ont les cartes en mains à domicile, mais La Rochelle ou même Clermont pourraient créer la surprise, en cas de défaite des Franciliens ou des Girondins. Mais pour les Auvergnats, il faudrait, en plus de battre l’UBB, que les Maritimes ou les Racingmen tombent chez eux respectivement face aux Parisiens et aux Toulousains.
Derrière, plus rien ne se joue, les Catalans étant focus sur leur barrage d’accession à venir, chez le perdant de la finale de PRO D2.
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Avec au programme* de la 26e journée TOP 14 samedi 6 juin, à 21h :
Bordeaux – Clermont
(Un vrai huitième de finale, plus un miracle pour l’ASM)
La Rochelle – Stade Français
(Un vrai piège pour les Maritimes, Paris courant après sa demie)
Racing 92 – Toulouse
(Un barrage à valider si le leader déjà en demie le veut bien)
Lyon – Montpellier
(Des Cistes, la main sur leur demie)
Pau – Montauban
(Des Palois assurés d’un barrage à domicile)
Bayonne – Perpignan
Castres – Toulon
(sans enjeux)
Avec au programme* de la finale de PRO D2 :
Samedi 6 juin
à 18h : Vannes – Provence Rugby
(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+
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Du côté de l’Axa Élite 1 féminine :
Retrouvez tous les résultats* sur : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine
(*) Faute de suivi médiatique complet, je ne commente plus les résultats
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