(migré depuis Lesbrevesdovalie.com : Premières émotions !)
Finale du Mondial 2011… France – Nouvelle Zélande 7 – 8
Quel match !
Quelle force de caractère ce XV de France ! … Où sont-ils allés chercher ce panache, cette envie, cette confiance, cette force, cette solidité, cette solidarité de tous les instants, en défense, en conquête, dans l’esprit du jeu même ? … Ils ont du aller chercher au plus profond d’eux, dans les abysses des valeurs du rugby français et de son histoire, en particulier avec ces All Blacks !
Quelle démonstration dès le haka avec cette avancée en formant un V d’une victoire qui leur semblait promise ou qu’ils se sont promis d’aller chercher. Tout en respect mais détermination, ils ont défié ces guerriers noirs sur leurs terres en avançant sur eux. Quelle image forte !
Le match avait déjà commencé et les coqs dressaient leurs crêtes d’une volonté sans faille d’en découdre bec et ongles avec ceux qui se voyaient déjà champions du monde, depuis une semaine.
Où nous ont-ils emmenés ? … On a plongé sans se poser de question tellement la manière était belle, les vagues de temps de jeu époustouflantes à surfer de plaisir dessus. Mais le jeu n’est pas resté en surface, il a pris de la profondeur et les duels ont été âpres au point que Parra a du sortir au bout de 20 minutes avec des hématomes dignes d’un boxeur après dix rounds.
On les a suivi, en apnées, tout le long de ce match fabuleux, impossible de respirer, après un essai malin de Woodcock à la 14ème minute, non transformé (5-0), des pénalités ratées de Wheepu, une résistance remarquable jusqu’à la mi-temps, une pénalité enfin réussie par Donald (8-0) à la reprise, un essai prodigieux de Titi Dussotoir transformé par Trinh Duc (8-7), une pénalité puis un drop manqués par Yaschvili et Trinh Duc, des séquences de jeu intenses et pleines de promesses durant trente minutes restantes, trente longues minutes à espérer cet exploit qui nous tendait les bras.
Quelle descente fantastique ils nous ont fait vivre là, ces bleus, c’est grand… on en a pris plein les yeux ! … Que c’est beau, cette force en action, qui résiste et contre par à-coups ! On se dit que l’on ne peut remonter à la surface sans cette victoire si proche, si accessible, on la toucherait presque des doigts, trésor bien gardé par la défense armée néo-zélandaise où chaque brèche se referme sur nous et fait mal.
Mais les bleus sont courageux et ne ménagent pas leurs efforts pour atteindre le graal. Il ne manque qu’une faille dans cette défense, un drop, une pénalité. Monsieur Joubert, l’arbitre sud-africain, n’en fera rien, il n’y aura pas de coup de pouce du destin cette fois, l’étoile ne brille plus au dessus du XV de France, pire, elle a changé de camp et sera décrochée par les All Blacks pour ce qui deviendra logiquement leur deuxième titre de champions du monde, après 1987, déjà contre la France !
Pour un point … Que c’est dur de refaire surface après une telle prestation, un tel spectacle… On a vu du grand bleu ce matin, dans une finale qu’ils ont jouée sur le terrain avec brio et déjoué aux yeux d’une presse venimeuse avec culot !
Un point seulement sépare nos coqs des champions du monde, de quoi donner la chair de poule dans ce qu’ils sont capables de faire et ce qui nous attend dans les prochains matches, à commencer par le tournoi des VI nations. Car on aura beau dire et médire,
il y a de la graine de champions dans cette équipe !
Le mot de la fin…
Préambule
Dimanche 23 octobre 2011, à 11h23, heure française, l’équipe de rugby de Nouvelle-Zélande est sacrée … sacrée … hou, j’y arrive pas … Dimanche 23 octobre 2011, je disais, à 11h23, heure française, l’équipe de rugby de Nouvelle-Zélande est sacrément chanceuse, ouais !
Pas une pénalité en faveur de nos bleus en vingt minutes de domination indiscutable ! Alors certes, on pouvait toujours essayer de discuter avec l’arbitre pendant et après le match, il n’a rien voulu entendre, il a fait son travail, comme tous les arbitres arbitrant le pays organisateur dans SA finale, les All Blacks se souviennent de 1995 face à l’Afrique du Sud de Mandela. Sauf que pour nous en 2007, l’arbitre, généreux en quarts, certes ! … nous a carrément oublié en demi-finale contre les rosbifs. Du coup on a pris une mandale, là en pleine poire !
Bref, il a été dit que la Nouvelle Zélande serait sacrée championne du monde sur son propre territoire et voilà que la Nouvelle-Zélande est sacrée championne du monde pour la deuxième fois sur son territoire. Ca y est, je suis arrivé à le dire !
Bon ben voilà, c’est fait, on ne va pas épiloguer quatre ans sur cette victoire préméditée des All Blacks, si ? … Quelle histoire tout de même ce XV de France face à celui des kiwis, on passe de la correction à l’exploit en passant par le suspense, l’audace, le brio sans prévenir. Et pourtant ils sont à chaque fois prévenus ces All Blacks, jusqu’à cette finale où leur méfiance, réelle en début de semaine, se dissipait au fil des articles d’une presse assurée du grotesque de ces fanfarons français avec une balle ovale.
Ouaiiiis ! … ça fait plaisir de les faire descendre de leur piédestal et de marcher un temps soit peu sur leurs illusions, même si là, ils ont eu enfin le dernier mot, comme en 1987 après 24 ans de disette, trop souvent à cause du XV de France. Car ils ont eu peur dans cette finale ces zélandais nez au tableau d’affichage, plus que quelques secondes… après une demi-heure de supplice à contenir la rage de leurs adversaires, plus que quelques secondes… et ils peuvent se débarrasser du ballon et courir dans les jupes de leur mère Ovalie prête à leur distribuer la suprême récompense.
Oui d’accord, mais à part ça, que doit-on retenir de cette coupe du monde ?
L’heure du bilan
Le mondial
On peut déjà dire qu’il y n’y a pas eu de surprise. Passons la victoire du pays organisateur, n°1 du rugby international depuis toujours ou presque. Tous les matches, à l’exception de deux, ont vu la logique l’emporter, telle que je vous l’ai présentée dans le premier numéro de cette brève, avec ces quatre catégories (you remember ?)
Ces deux surprises ont eu des conséquences sur la phase finale du tournoi, peu prévisibles, et qui ont fait la beauté autant que l’intérêt des quarts jusqu’à cette finale, exceptionnelle, la plus belle sans doute, dans l’engagement et le jeu.
La première surprise a été la défaite de l’Australie face à l’Irlande qui coûtera la première place aux Wallabies et donnera un tableau inédit de la phase finale, scindé en deux avec d’un côté les équipes du nord et de l’autre celles du sud.
La deuxième surprise a été la victoire du Canada sur les îles Tonga qui permettra à la France de se qualifier en quarts de finales avec la suite que l’on connaît.
Et puis il y a eu ce dénouement fort semblable à celui de 1987, avec les 4 mêmes protagonistes dans le carré final.
Bref, une coupe du monde ma foi réussie pour peu que j’ai la foi en quelque dieu qui soit quand on voit comment on s’est fait voler les pénalités à …
Ceci est une interruption momentanée de la brève suite à un excès de zèle de notre auteur, veuillez l’en excuser, nous pensions qu’en une semaine, il se serait remis ! ☺ … une douche froide, plus tard…
Superbe coupe du monde, après avoir séché nos larmes et le reste (merci la rédaction !), on peut dire que cette 7ème édition a été une réussite, malgré la pluie, brrr … le froid… tant sur le jeu, le combat, l’engagement, le suspense, l’innovation et aussi une progression nette des petites équipes qui ont rendu ce premier tour plus attractif encore, à l’image du Canada, de la Georgie, des Etats-Unis ou encore du Japon, sans parler des XV d’Italie, des Tonga et des Samoa qui ont su rivaliser sur de longs temps de jeu avec les plus grands.
Bref, une coupe du monde qui m’a réjoui plus que déçu et qui restera dans mon cœur comme dans ma tête, à l’image de sa cérémonie d’ouverture, spectaculaire !
Les pronos
Mais ce mondial en France a été réussi aussi parce que vous étiez-là, au 26 rue de la Croix de Nivert, au Saint-Vincent, chaque matin de fin de semaine, et sur ce blog, du lundi au vendredi, pour suivre les chroniques sur cet événement et jouer tous ensemble.
7 équipes de pronostiqueurs, 81 joueurs, 1800 visites sur le blog, bravo, vous avez été formidables d’une participation active à ce jeu qui vous a tenu en haleine semble-t-il autant que le déroulement de la compétition !
Là aussi le suspense aura tenu ses promesses pour voir, comme les All Blacks, une victoire annoncée des Drôles de Filles qui ont du batailler jusque bout pour décrocher le titre dans une mission presque impossible que leur avait confiée leur mentor Charly. Encore Bravo, le challenge est aussi beau que réussi !
Et c’est encore une fille qui gagne le titre en individuel après être restée sagement derrière les cadors et collègues qu’ont été Ian et Mathieu chez les Rakapï. Corinne grille ses coéquipiers sur le dernier tour et remporte le jeu devant deux autres donzelles, Kris et Véronika qui complètent brillamment le podium.
La palme du big Loser revient à Lolotte, au classement individuel, comme tout le monde sait (je ne vais pas m’étaler plus qu’elle ne s’est étalée) et à son équipe les Toréador qui n’a su qu’une fois se défaire de cette dernière place au profit, ou plutôt à la perte, des Akawalla, heureux de s’en sortir in extremis, en toute fin de parcours.
Comme la semaine dernière, vous pouvez retrouver tous les podiums à la fin de cette brève, avec un supplément du classement par équipe !
Le Saint-Vincent
Il était plein, le restaurant, le jour de la finale !
Mais combien étions nous, autour du staff et de son plus fidèle supporter TBONE66, les premiers week-end ? Une belle équipe s’est créée, de plus en plus nombreuse, au gré des venues de chacun, autour de La Dream Team Zézette avec et Fleury 2009 en tête et entêté à photographier tous les plats qui passaient de 8h à 11h du mat’, les œufs aux plats … sublimissimes !!! (une merveille, une fois avalés, on se dit que l’on n’en avait jamais manger avant !), les huîtres ou encore le fameux cassoulet, mais j’y reviendrai ! … Fleury 2009, je disais, et des renforts occasionnels comme Fando, Quartier Maître Quentin, Rafikou et Toto. Avec le Staff, ils ont été jusqu’à 9 !
Le Croix de Nivert Rugby Club ne s’en est pas laissé compter avec les 8 membres de son équipe (100% sont venus, normal, c’est leur résidence secondaire !) autour de TBONE66 et de son capitaine Rokocoko, la Fermière et Gui faisant preuve également d’une assiduité sans faille.
Sur la troisième marche de ce podium des meilleurs supporters on retrouve l’Alu Team, avec un Pyl de tous les combats, rugbystiques autant que culinaires, épaulé par un Gab motivé à quelques grandes occasions.
Et ce qui est formidable, c’est que toutes les autres équipes ont été représentées, malgré l’horaire et les obligations du week-end. Bibi et Toréador pour les Toréador n’ont pas laissé leur part de cassoulet, Kris et Tiffany des drôles de Filles n’ont pas raté l’occasion de célébrer leur victoire après avoir vibré lors de cette splendide finale, Maia des Rakapï nous a fait le plaisir de quelques apparitions d’après match pour finalement voir et fêter avec nous nos bleus vices champions, jusque tard dans l’après midi ! Quant aux Akawalla, leurs vies provinciales ont du me laisser seul parmi ces dégénérés du ballon ovale et… de blanc aussi !
Merci à tous pour l’ambiance de ces matins qui comme les colonies de vacances me laissent, encore à écrire ces mots, un doux sentiment de nostalgie !
Le Cassoulet
Que n’ai-je pas déjà dit sur ce met fabuleux (lire la dernière chronique Au menu ce week-end) si ce n’est un mea culpa pour n’avoir tenu sa promesse. A qui la faute ?
Les français ne devaient-ils pas être champions du monde si un coup de sifflet avait vu un bras de l’arbitre se tendre du bon côté ?
Qu’est-ce qu’il a manqué de plus à ce cassoulet, ce jour de finale, moi qui comme d’autres l’ai goûté et même plutôt deux fois qu’une ?
Un fayot plus cuit qu’un autre, une saucisse mal saisie qui fait commettre un en avant dans la bouche d’un de nos convives ? Non, bien sûr que non ! … Il était parfait ce cassoulet, comme cette équipe de France, tant Pierrot a tout donné, tant il a assaisonné à chaque phase de feu de cuisson, dans les rucks, en mêlée pour sortir le plat ovale de sa fournaise. Rien à dire, tous les ingrédients étaient là pour faire exploser nos papilles … et on n’a pas été déçu !
Alors quoi, qui a bien pu se tromper dans cette finale, le cassoulet ou l’arbitre ? … La preuve est faite et c’est pourquoi j’ai cru bon envoyer, aux instances de l’IRB, une portion de la pièce à conviction hermétiquement bien emballée afin que la Coupe Webb Ellis nous revienne de plein droit !
Merci Pierrot pour ta cuisine, au petit matin qui n’a rien … mais alors rien à envier aux petits déj’ britanniques (si ce n’est rien à voir avec) … un régal !
Le Mondial au féminin
Je ne voulais pas terminer cette brève sans remercier chacune des filles qui ont bien voulu jouer le jeu des interviews de ce mondial au féminin, certes à tendance un peu machistes mais avec une répartie dont elles ont su faire preuve chacune à leur manière.
A commencer par celle qui a initié la rubrique, La Fermière, à l’origine de l’idée et de l’intonation très sexy avec laquelle je me suis amusé par la suite, sans déborder (enfin j’espère) dans la vulgarité. J’ai particulièrement apprécié votre enthousiasme à vous fondre dans ce rôle, à vous amuser aussi je crois.
Vous avez été le fer de lance ce jeu de pronostics, à la une du blog, vous avez sans su mobiliser la gente féminine qui dans le classement de la phase finale est passée devant les hommes. Et que dire de ce podium 100% féminin, n’est-il pas une revanche sur tous ces spécialistes mâles qui se croyaient bien plus forts sur le papier du midol avalé en préparation de ce mondial ?
Véronika, leader du premier tour, et sur le podium, n’a as mâché ses mots et assume ses réponses aussi mignonnes que drôles quand on repense à son demi de mêlée … à moitié dans la mêlée.
Kris, au palmarès de la troisième semaine, et sur le podium, s’affiche comme une gagneuse et l’a prouvé jusqu’à recadrer son propre capitaine sans ménagement. Et les mêlées qui tournent, messieurs, faut qu’ça cesse !
Ah, Crash Bandicoot, elle ne s’est pas laissée abattre à l’avant dernière place qu’elle n’a pas quitté du début à la fin, et a su garder la tête haute à défaut d’une hauteur au classement. Même si elle ne connaît rien au rugby, elle s’en est sortie avec brio sur la définition du drop grâce à un bon anglais intuitif.
Maia, dont le nom s’est fondu dans le milieu du classement avec beaucoup d’autres, a surgi alors à la lumière pour une fois, une seule …et nous a fait découvrir la fan des bleus et de la moustache de Marc Lièvremont qu’elle a été… Why not ?
Et pour finir, comment ne pas craquer pour notre mascotte nationale, Lolotte dont le Midol lui est monté à la tête et dont les réponses spontanées et assurées nous ont fait sourire plus que rire.
Merci à vous toutes, ce fut une excellente idée cette rubrique et de bons moments partagés !
Epilogue
Voilà, c’est fini, ceci est ma dernière brève comme le dixième commandement d’un tabloïde que j’ai pris plaisir à publier chaque semaine pour animer ce jeu de pronostic autant que cet événement rugbystique mondial à Paris, au restaurant du Saint-Vincent, lieu incontournable de la bonne bouffe et du ballon ovale à Paris désormais !
Dès le 11 novembre, ce blog suivra le TOP 14 et la ligue des champions du rugby qu’est la HCUP, comme je le faisais avec certains d’entre vous par mail l’année dernière pour commenter les résultats de nos pronostics.
Bien sûr chacun peut participer ou se désabonner du blog pour éviter de recevoir des articles ou informations qui ne les intéresseraient plus.
Afin de ne pas nous quitter comme ça, surtout pour ceux qui n’ont pas pu venir à la finale et aussi pour récompenser nos grands vainqueurs et perdants, je propose à ceux que cela intéresse de nous retrouver une dernière fois au Saint-Vincent pour un repas, un buffet ou un simple apéro, le dernier week-end de novembre.
Un mail sera adressé très bientôt aux capitaines pour plus de précisions !

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